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A des obsèques de fantômes je suis allé

Par une nuit de mon ailleurs ensommeillé.

Je n’étais pas un invité de la maison,

Quoi que j’ai pu m’ouvrir de nouveaux horizons.

Parmi les Autres, j’étais moi-même, me promenant

Sans être un mort ou ressemblant; leur revenant.

Je leur venais les visiter en âme perdu

Entre deux songes, là où le rêve va distordu.

Je me trouvais venir à eux sur le retour

De cet échange après des songes le détour.

Et désormais, suite à cela, depuis les ombres,

Je me ménage tout un chemin et sans encombre.

Je vais à vous avec ce soin des rapportés

A la situasse de l’au delà, vers vous porté.

Je suis de votre monde, accepté en coulisse

Au long de vos histoires dont je deviens complice.

Je suis votre nature sans révéler mon autre,

Et c’est ainsi  qu’ensemble nous devenons des nôtres.

 

Juin et Juillet 2020.

C.B.

 

 

Je ne suis pas un poête; je suis un homme en ruines. Je caresse les époques comme on se lève à l’aube en le but d’être utile en dépit de ce fait que je me crois futile. Je suis un rapporté à la situasse, un élément qui se grise de songes à l’ailleurs. C’est pour ça que je manque à toutes vos rencontres. Je rate les rencards avec tous les autres tant je ne vois leur âme qu’au regard de l’absence. J’ai pas le talent d’inventer ceux qui me viennent visiter. je suis en retard sur l’invite de l’inspiration.

 

Le 18 juillet 2020.

C.B.

Elle est en eux.

D’où qu’elle soit, elle est en eux. Elle cherche après les autres à dessiner son âme. Elle la modèle à leur contact, comme si de l’évoquer pouvait l’extraire des ruines de l’oubli. Une simple pensée accordée….