Je la sais à moi seul

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Ma muse n’est pas une vierge

Mais se soulève ma verge

A son seul souvenir

Quand je la vois venir.

 

De mon âme, elle dessine

Les contours en rondeurs

De sa peau douce et fine

Qui m’avive les ardeurs.

 

Je la sais à moi seul,

Mais au prix du linceul

Où se drapent mes rimes

Dès lors que je m’exprime.

 

Le 29 décembre 2019.

C.B.

 

 

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Je me sens déjà culte, c’est pourquoi j’éjacule. Je me crois une star moulée en mes costards, mais je suis de la merde; je suis de la merde en tube; de la daube connue, et qu’est-ce que ça change ? Les oubliettes sont prêtes à toute renommée.

 

Le 16 décembre 2019.

C.B.

Le corps de Notre-Dame

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Le corps de Notre-Dame est un amas de ruines et j’ai vu sur celles-ci rôder le Bossu en deuil. Il y va de sa survivance à tous les chaos, mais il reste debout devenu l’âme du sinistre. On l’a vu en les flammes hanter tout l’incendie. Quasimodo est de ce feu qui garnit les enfers. Sa grimace a en l’ombre le d’un sourire.

 

Le 15 décembre 2019.

C.B.

Une grenioche

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Aussi lâchée que des chiens en fuite, une femme munie d’une canne traverse la nuit par où je ne sais. Je la rencontre d’ là où je suis sans qu’elle le sache. Je me trouve au port de mes idées quand elle s’avance vers le large. Elle se découvre de par son inconnu de grenioche isolée le temps d’une vue. Là où elle va, je suis de la revue.

 

Le 9 décembre 2019.

C.B.

Les mots se font violence

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Je cherche des rimes qui touchent ma muse
De celles qu’on tisse pour pas qu’elles s’usent.
Je traque les vers à son endroit
Et quoi que tordu, je compose droit.

De son ailleurs moi je vous cause
En transformant tout de ma prose
A l’alchimie de ses silences,
Là où les mots se font violence.

Le 4 décembre 2019. C.B.

L’ailleurs me vient d’entre ses yeux

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Sans permission, mais avec la clef, je suis entré en les rêves d’une chatte, afin d’y voyager au long de l’ailleurs. Hé bien l’ailleurs n’est pas si loin. Ma chatte du dehors est une chatte de l’ailleurs. L’ailleurs me vient d’entre ses yeux quand elle s’amène à son retour. Elle voit de ce qui passe par là où rien n’est de ce monde. Elle se trouve avec moi avec ses songes rapportés.

Le 15 novembre 2019.C.B.

Au large de l’être

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Sans m’en vanter auprès des autres, je suis leur proche. Je suis des leurs, mais pas qu’en convivialité, en compagnie. Je suis des leurs intrinsèquement au sens où je les sais. Oui, je les sais. Je connais d’eux des éléments que révèle mon appareil : La Sphère Gresco. C’est une boule qui m’apprend des autres leur vie intime ou ordinaire. Voilà comment je suis au jus d’après les ondes émises au large de l’être.

Le 14 novembre 2019. C.B.

La nuit est seule

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Jamais le jour ne me prendra mon âme. C’est à la nuit que je vaux d’être. A la nuit seule que je consacre ma niaque. Le jour, il appartient au nombre, mais la nuit reste au solo des isolés. Des ceux qu’ont pas besoin de partager pour exister. La nuit est seule par vocation comme une compagne qui vous enveloppe sous le manteau à ses errances. La nuit je suis.

Le 11 novembre 2019. C.B.

Hiéronimus ( e )

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Entre les rimes elle trouve sa place, comme si elle déployait sa grâce. Son nom arbore des ailes d’oiseau échappé de quand l’époque où les messagers volaient entre les tours des forteresses. Hiéronimus, c’est tout le style d’un blason d’ancienne famille. C’est du rustique, de l’esthétique, du gothique, et tout le chant d’une langue morte par où je vis.

Hiéronimuse, c’est l’endroit où je suis attendu au sein de mes songes; là d’où rayonne ce que je puis envisager entre les mots, là où je donne de mon absence à chaque endroit que j’ai quitté. Car par ce nom épousé de moi je ne vis plus que de la perdre ma muse antique, Héronimuse. Aussi, par précaution, je la caresse d’un oubli.

Le 11 novembre 2019. C.B.