En pleine canicule, il se rend sur la tombe
De sa défunte épouse; bravant les hécatombes;
Animé par l’hommage à la femme de son cœur,
Qui fait à son chagrin prendre de la hauteur….
Mais il court le danger de trop s’aventurer,
De faire que son amour se ruine en la durée.
C’est-à-dire en l’absence…. où il ne peut trouver
Que l’illusion du couple qu’il essaye de rêver.
Néanmoins à la nuit, alors que tout repose,
Il va au cimetière s’octroyer une pause,
Afin à sa défunte d’apporter de la vie,
Comme ces couples séparés brûlant encore d’envie.
En ce coin désolé, il vient s’approcher d’elle,
Ainsi qu’auprès de dieu le ferait un fidèle.
Il veut être le seul en sa nocturne visite,
Pour que de sa démarche sourde la réussite.
Il veut qu’ils soient ensemble, réunis à jamais,
Comme si le temps mauvais, il sait qu’il en promet.
En sa chambre fictive qu’est le jardin des morts,
Il se glisse sous l’orage au son de Nevermore.
La Croix se dresse au ciel en battant le rappel,
Et un coup de tonnerre répond à cet appel.
L’homme est foudroyé en plein cœur de son deuil;
Comme si les éléments déroulaient un clin d’œil.
Le 29 juillet 2026.
C.B.