Depuis un bail, je vis au sein d’un monde éteint
Que je me cogne chaque jour, soir et matin.
Ce monde des autres m’est un territoire inconnu,
Auquel je me rapporte comme le premier venu.
S’il ne me plaît, il comporte pourtant un atout;
C’est que je puis m’y promener un peu partout,
Et aussi en révéler les secrets cachés,
Comme si je les perçais, installé au chaud chez
Moi, afin de les examiner en détail,
Ces éléments qui me mettent les autres à la taille.
Je suis leur gabarit; je suis de leur fiction.
Je deviens l’aventure où ils sont engagés,
M’accomplissant ainsi d’être de leur objet.
Le 24 novembre 2025.
C.B.