En l’absence de la lune au ciel,
Je me la joue existentielle
Ma participation humaine
Sur le chemin où je me mène.
Le 31.10.2024.
C.B.
Textes de Christophe Bourdais
En l’absence de la lune au ciel,
Je me la joue existentielle
Ma participation humaine
Sur le chemin où je me mène.
Le 31.10.2024.
C.B.
A toi
Un songe me traverse dès l’entrée de ses lieux
Comme si je venais de trouver mon milieu,
Fait de désolation d’abandons et de tombes;
Ici où d’ordinaire, c’est l’espoir qui succombe.
Le mien se revigore au contact de ces choses,
Ainsi qu’on se libère, quand désormais on ose.
Ce cimetière perdu me gagne toute l’âme,
À l’ombre de la vie; mais de la nuit la flamme.
Le 31.10.2024.
C.B.
Voilà un sentiment surprenant que j’aime davantage les êtres une fois morts, que vivants. Faut-il les tuer pour ça ? Ce que je veux dire, c’est que souvent l’on s’aperçoit qu’on les aime, à condition qu’ils nous manquent. Or cela, point de révélation.
Le 29 octobre 2024.
C.B.
Je ne suis déjà pas de ce monde, mais j’accepte d’y être présent, à titre de figurant; celui qu’on ne voit même pas passer…. J’ai épousé une âme; celle de l’absence.
Le 23 octobre 2024.
C.B.
Si loin que soit la lune, elle capte nos idées,
Comme si nous l’habitions, par son pouvoir aidés.
Nous y puisons à plein un supplément d’esprit,
Qui conduit à se dire que nous nous sommes compris.
Le 20 octobre 2024.
C.B.
Vas-tu ouvrir ton œil au-delà des nuages
Et caresser mon âme au cours de ton voyage ?
C’est la question posée quand je te vois paraître
Au sommet de la nuit, où je suis seul pour être.
Le 19 octobre 2024.
C.B.
Quand plus rien que la Lune au ciel est élevée
Je me prends sur la nuit à de toi en rêver,
Et je caresse en moi les images de ta vie,
Comme si tu étais un songe inassouvi.
Le 18 octobre 2024.
C.B.
Où que se cache ma vie perdue, sans horizon,
Je suis de ceux abandonnés seuls sans raison
Qui ne se cherchent en la nuit et en l’absence
Rien qu’une écoute véhiculée par le silence.
Le 15 octobre 2024.
Entre les toutes tu me manques sans que je puisse
Me détacher sous la crainte que je te trahisse.
Tu es la mienne pourtant encore que je caresse,
Celle qui me vient visiter sans qu’il n’y paraisse.
Le 10 octobre 2024.
C.B.
Une nuit sans lune, où t’espérer, où te chercher ?
Où me trouver un coin propice pour t’approcher ?
Où me créer un lieu à toi en ton absence,
Un endroit là où t’éprouver de tous mes sens ?
Le 25 septembre 2024.
C.B.