Nature céleste

Il y a en le ciel les montages les plus beaux de tableaux éphémères. Mais ils s’installent en toutes mes impressions comme une capture contre l’oubli. Ses apparitions de ciel en nuages font que mon caberlot, maints contemplateurs le visitent, et que je deviens un vrai exposant de la nature céleste.

Le 12 juin 2024.
C.B.

Mes rimes

Les mots qui rêvent entre mes rimes sont dispersés
Et j’ai un mal de fou pour tous en embrasser
Le sens, car ils se dérobent au gré de leurs caprices,
Comme s’ils vendaient à d’autres le fruit de leurs services.

Le 6 juin 2024.
C.B.

En mon âme

En mon âme je cherche tout un flot de paroles
Et à mes personnages, je distribue les rôles.
Je m’organise en vrai trouveur de mes histoires;
Où de par-là je rôde en tous les territoires.
Je vous rends des visites, car tout le monde j’embrasse,
Animé d’épouser de vous ce qui se brasse.

Le 21 mai 2024.
C.B.

Âme sœur

En tout ce temps passé à vivre entre les heures
Je me fabrique au plus secret une âme sœur.
Elle m’accompagne en mes pensées, sans se montrer,
Représentant mon être, où elle a ses entrées.
Personne ne sait son existence, que le mystère,
Qui nous conduit à être ensemble seuls sur la terre.

Le 12 mai 2024.
C.B.

Je suis des nuits le locataire

Combien de jours et de journées à calculer ce qui me vient du reste ? Je suis des nuits le locataire. Que n’en puis-je devenir le proprio ? Mais ça ne se peut. Nul ne peut revendiquer la propriété de l’éphémère. Je suis des nuits le locataire et mon loyer se paye en rimes, à condition de les trouver. Je suis des nuits le locataire; je me rassemble pour me taire.

Le 5 mai 2024.
C.B.

Un fantôme de présence

Personne ne croit en mon désespoir, et dois-je le trahir en me suicidant ? Est-ce le seul moyen de prouver qu’il existe ? Suis-je condamné à le retrouver toute ma vie durant accroché à mes basques, comme un fantôme de présence ? Suis-je le captif de sa menace, où va-t-il s’attarder à d’autres œuvres que ma fin ?

Le 23 avril 2024.
C.B.

Idées

Je n’ai plus une idée en tête
Lorsque le vide en moi s’entête.
Je n’ai plus une idée qui vaille
Pour abonder à mon travail.
Je cherche à me mettre debout,
En repensant par le bon bout…
Tout le désordre de mes idées,
Auquel il me faut commander.

Le 20 avril 2024.
C.B.