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Hiéronimus ( e )

Entre les rimes elle trouve sa place, comme si elle déployait sa grâce. Son nom arbore des ailes d’oiseau échappé de quand l’époque où les messagers volaient entre les tours des forteresses. Hiéronimus, c’est tout le style d’un blason d’ancienne famille. C’est du rustique, de l’esthétique, du gothique, et tout le chant d’une langue morte par où je vis.

Hiéronimuse, c’est l’endroit où je suis attendu au sein de mes songes; là d’où rayonne ce que je puis envisager entre les mots, là où je donne de mon absence à chaque endroit que j’ai quitté. Car par ce nom épousé de moi je ne vis plus que de la perdre ma muse antique, Héronimuse. Aussi, par précaution, je la caresse d’un oubli.

Le 11 novembre 2019. C.B.

En trop

Il me manque des ruines pour exprimer le vide au delà d’où je songe, comme si j’étais de trop. Oui,je me sens de trop par tout le temps lassé, où même d’être seul n’aboutit qu’à un leurre. Rien ne se remet avec toi que le lien de l’absence. Où es-tu sans fantôme à croiser sur le chemin du deuil. Je me cherche une âme tellement je me perds à bout de souvenance. Je me perds car je me sens en trop, à la charge de la solitude qui ne me porte plus. Si seulement le chant me venait de ta voix…

Le 25 mars 2018. C.B.

Quel chant trouver le long des rêves qui m’entraîne à ne pas frémir entre les ombres et les absences de ceux que j’aime ? Où que je sois je pense à vous. Que le décor se modifie ne change rien à cette alliance d’avec ces songes où je vous tiens auprès de moi. Je ne crois pas vous retenir, mais il me reste des ruines de vous où se réfugie la présence de nos échanges.                                                                                                                                                                                                                                      Le 22 mai 2017.  C.B.