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Eux, c’est l’inverse de Juliette et Roméo. Ils se haïssent comme il le faut. Sans rancune recuite entre familles, seul à seul, Pépa et Pedro se tirent la bourre. Mais quelque chose de gratiné pour des marcous. Sur le tombeau de ces sortes d’amours, ils en useront encore de fiel, de rancoeur, de vomissures crachantes. Ils se reconnaissent en ennemi l’un de l’autre, comme si Pepa sacralisait là le coeur de son veuvage. Pedro ne sera jamais son Tchiki claboté. Elle vit d’un mort de toute sa rage. Et c’est ainsi qu’elle reste fidèle, là où l’autre n’a pas sa place.

Le 3 mars 2018. C.B.

Un ample vent de la tempête

Un ample vent de la tempête
Qui en mon âme se répète
Caresse la plaine de partout
Comme un souffle de bout en bout.

C’est la bourrasque des colères
Qui nous foudroie du sol à l’air
Avec des rages emportées,
Accrochant par tous les côtés.

Allongé au creux de mon lit
J’écoute ces ruines à la folie
Monter le son de leur courroux
Bien à l’abri de mes verroux.

De ces furies je me remplies;
Tout à l’action qui s’accomplit
Avec du cœur des éléments
Un complément à mon tourment.

Le 11 décembre 2017. C.B.