Chaque fois que je manque à nous parler de toi
Qui te promène la nuit sur le chemin des toits,
Je me sens te trahir et comme t’abandonner
Alors que nous unit la même destinée.
Le 19 août 2024.
C.B.
Chaque fois que je manque à nous parler de toi
Qui te promène la nuit sur le chemin des toits,
Je me sens te trahir et comme t’abandonner
Alors que nous unit la même destinée.
Le 19 août 2024.
C.B.
Oublié par les morts, mais pour combien de temps
Dois-je me contenter de la vie qui m’attend ?
Oublié de toujours, sans exister vraiment,
Je suis de ceux qui passent en dehors du moment.
Les 7 et 8 août 2024.
C.B.
De ceux qui savent en rêve me visiter la nuit
Je me sens bien plus proche que des gens d’aujourd’hui.
Il y a peu, une jeune femme vient se lover
Tout contre moi, sans que je fasse que d’en rêver.
Elle ne me demande rien que de s’inventer,,
En personnage qui tient de la réalité.
Elle se veut mienne, afin que nous soyons amants,
Et je sais peu d’hommes vivants ainsi pareil roman.
Le 6 août 2024.
En un nuage qui enveloppe l’âme solitaire,
Le spleen s’étale, devenant mon propriétaire.
Je ne puis le traduire à base de sentiment,
ce rôdeur étranger qui bâtit un roman
Et vient fouiller mes ruines comme on pille une vie.
Je lui cherche un remède pour calmer son envie.
J’aimerais que le spleen s’en aille courir ailleurs,
Vers d’autres âmes troublées, mais il reste le veilleur
À certaines de mes heures où il sait s’inviter,
Me lovant en son piège, vaincu et envoûté.
Le 18 juillet 2024.
C.B.
Un noir de suie couvre le ciel de ses nuages,
Et moi je cherche par où elle est du paysage
En ce tourment où elle se love, avant la nuit,
Comme si les éléments, sans elle, tombaient d’ennui.
Le 12 juillet 2024.
C.B.
N’oublions jamais ce que représente l’armée
De ceux qui votent fasciste; ça doit nous alarmer.
La régression nous guette chez nombre de Français,
Et une chose est sûre, c’est que maint’nant l’on sait !
Le 08 juillet 2024.
C.B.
La France n’appartient pas qu’à moi et mes idées,
Mais je n’accepte pas que ceux qui en sont sans
M’imposent la loi brutale de leurs esprits vidés
Sous le prétexte qu’ils vont par millions et par cent.
Le 02. 07. 2024.
C.B.
Sous les airs de l’ouvrier appelé Lanvin,
Il prend la fuite, recherché par la police en vain,
Et il devient la résistance à tout l’empire
Dit le second, incarné par un triste sire.
Le 30.06. 2024.
C.B.
Soixante-quatre ans il m’a fallu, pour que mon frère
Prenne le large de toute forme de lien avec moi,
Sans que je sache pour quelle raison cette colère
Dont tout m’échappe et se traduit sans nul émoi.
L’on dirait que de son absence il tire vengeance,
Une vengeance triste, accumulée dans le chaos,
Et le désordre de son histoire, en toute urgence,
Comme si de nous il voulait ruiner le duo.
Je reste son frère mais je suis le seul à y croire,
Car lui se perd en un deuil de toute notre vie.
Il disparaît et rompt le sens de tout espoir,
Dépourvu d’âme jusqu’aux sources vives de l’envie.
Le 27 juin 2024.
C.B.
Il y a en le ciel les montages les plus beaux de tableaux éphémères. Mais ils s’installent en toutes mes impressions comme une capture contre l’oubli. Ses apparitions de ciel en nuages font que mon caberlot, maints contemplateurs le visitent, et que je deviens un vrai exposant de la nature céleste.
Le 12 juin 2024.
C.B.